lundi 9 février 2015

La Castellane, un quartier de Marseille gangrené par le trafic de drogue

Selon la police marseillaise, Nike Requin l'énorme trafic de drogue qui prospère dans cette cité des quartiers nord génère un chiffre d'affaires qui peut aller jusqu'à 1,3 million d'euros par mois.
Après plus d'un an d'accalmie, La Castellane s'est tristement illustrée en janvier dernier lorsqu'elle a été le théâtre du premier règlement de compte de l'année à Marseille. Un homme de 25 ans, «un peu connu des services de police», a été retrouvé mort avec une balle de 9mm dans la tête. Moins d'un mois plus tard, un échange de coups de feu entre deux bandes rivales qui se battent le contrôle d'un «point de deal» a mis la cité en état de siège. Alors qu'il se rendait sur place, le convoi du directeur départemental de la police Pierre-Marie Bourniquel a lui-même essuyé des tirs d'arme automatique lundi, quelues heures avant l'arrivée du premier ministre Manuel Valls, TN Requin accompagné du son successeur à l'Intérieur Bernard Cazeneuve et de la ministre de l'Education Najat Vallaud Belkacem, tous venus louer les progrès enregistrés en matière de sécurité dans la cité phocéenne.
«Une ville dans la ville»
Depuis des décennies, le trafic de drogue prospère dans cette cité de 4500 habitants. Construite en 1971, elle est minée par la pauvreté et l'insécurité. Elle est devenue «une ville dans la ville» voir un «véritable ghetto, comme n'hésite pas à la qualifier le quotidien local La Marseillaise. Le commerce de la drogue y prend des dimensions industrielles. Selon les derniers chiffres de la police, il génère jusqu'à 1,340 million d'euros par mois, soit jusqu'à 50.000 euros par jour. Mais La Castellane n'est pas la seule cité concernée par ce trafic de grande ampleur. La Cayolle, Airbel, Nike TN les Cèdres ou le Plan d'Aou, autant de noms de grands ensembles qui se retrouvent régulièrement dans les pages «Faits Divers» au gré des.

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